Celle-ci se met en abîme et résonne depuis le passé : un écho rétroactif, le souvenir diffus d’une idée qui s’affine et s’aiguise avec le temps. L’œil fait la mise au point sur l’image comme le cerveau fait la mise au point sur l’idée. La première se passe dans la distance, la seconde se passe dans le temps.
Si l’œil est l’organe entre le monde extérieur et l’image qui s’en s’imprime dans notre esprit, l’art est l’organe entre notre monde intérieur et son impression offerte au public.
L’affiche sérigraphiée est comme le résultat d’une focale très courte concentrée sur le premier plan (le dernier dans le temps), cette exposition souhaite également dévoiler ce qui se cache dans la profondeur de champ.
À force de redéfinitions, la vision s’affine, l’idée se précise, l’image sort du plan pour prendre forme ou prendre vie. Surgit alors des anatomies : volumes sortant du cadre et sculptures d’effigies.
De l’esquisse au dessin achevé, du typon à l’affiche, de l’image au modelage, “Le Bruit de La Rétine” focalise les troubles.
Vernissage samedi 28 février – Expo visible pendant 1 mois.