Maison d’édition qui aspire à tramer un dialogue entre les images et les mots.

Elle chapeaute dorénavant l’entité EpOx et BoTOx, et en conserve le positionnement relatif à la méthode d’impression et de fabrication des ouvrages (sérigraphiés de bout en bout, et façonnés à la mano).

L’urgence de revendiquer plus qu’un excentrisme ou une singularité graphique, d’être plus qu’une niche atypique et marginale devient pressante : EpOx et BoTOx ne disparaît pas, l’élément se fond au creux de La Main Qui Cale, sous la forme d’une collection qui garde son propre catalogue et accueillera d’autres futurs livres d’artistes à la parution plus sporadique que jusqu’en 2023. La Main Qui Cale, quant à elle, publiera toute autre forme d’ouvrage (de la revue annuelle ou biennale (suivant l’humeur) à la monographie) qui saura intriquer à ses images, la nouvelle, le pamphlet, le poème, l’essai, le cri – mais pas le dernier.

28/02 :: Expo « Le Bruit de la Rétine »

Fév 8, 2026 | Événements

Au centre de l’exposition : la sérigraphie ; en périphérie : sa genèse et ses métamorphoses. Au dessous d’une affiche imprimée à la main se trouvent une multitude de strates qui sont autant d’étapes de recherche et de travail antérieures. Pourquoi ne pas aussi mettre à jour ces couches inférieures sur lesquelles repose l’image qui vient percuter votre œil ?
Une paléontologie de l’image.

     Celle-ci se met en abîme et résonne depuis le passé : un écho rétroactif, le souvenir diffus d’une idée qui s’affine et s’aiguise avec le temps. L’œil fait la mise au point sur l’image comme le cerveau fait la mise au point sur l’idée. La première se passe dans la distance, la seconde se passe dans le temps.
Si l’œil est l’organe entre le monde extérieur et l’image qui s’en s’imprime dans notre esprit, l’art est l’organe entre notre monde intérieur et son impression offerte au public.

Mise en perspective.

     L’affiche sérigraphiée est comme le résultat d’une focale très courte concentrée sur le premier plan (le dernier dans le temps), cette exposition souhaite également dévoiler ce qui se cache dans la profondeur de champ.
À force de redéfinitions, la vision s’affine, l’idée se précise, l’image sort du plan pour prendre forme ou prendre vie. Surgit alors des anatomies : volumes sortant du cadre et sculptures d’effigies.

De l’esquisse au dessin achevé, du typon à l’affiche, de l’image au modelage, “Le Bruit de La Rétine” focalise les troubles.

Vernissage samedi 28 février – Expo visible pendant 1 mois.