Maison d’édition qui aspire à tramer un dialogue entre les images et les mots.

Elle chapeaute dorénavant l’entité EpOx et BoTOx, et en conserve le positionnement relatif à la méthode d’impression et de fabrication des ouvrages (sérigraphiés de bout en bout, et façonnés à la mano).

L’urgence de revendiquer plus qu’un excentrisme ou une singularité graphique, d’être plus qu’une niche atypique et marginale devient pressante : EpOx et BoTOx ne disparaît pas, l’élément se fond au creux de La Main Qui Cale, sous la forme d’une collection qui garde son propre catalogue et accueillera d’autres futurs livres d’artistes à la parution plus sporadique que jusqu’en 2023. La Main Qui Cale, quant à elle, publiera toute autre forme d’ouvrage (de la revue annuelle ou biennale (suivant l’humeur) à la monographie) qui saura intriquer à ses images, la nouvelle, le pamphlet, le poème, l’essai, le cri – mais pas le dernier.

NEOFLESH – Mutation Zéro : Expo co. @BosKop (Lyon)

Sep 24, 2026 | Événements

     À la belle époque où les timbres n’étaient pas encore à 327, 59€ pour une lettre verte 100gr envoyée en zone métropolitaine, je m’étais prise du désir ré(tro)gressif d’envoyer du courrier, du courrier tangible, comme le gage d’une démarche pleinement considérée et mûrie. C’est à cette même époque que je lançais le projet de l’Imposte, dont la série de 8 n° s’est diffusée sur 2 ans.
     En parallèle j’ai tenté l’expérience d’une prise de contact avec une sélection de galeries et divers lieux d’expo sur le même mode : par courrier, en joignant à l’Imposte du moment un petit “pack” – disons- promotionnel…
     On pourrait développer assez longtemps sur l’écart entre les expectatives toujours très optimistes quant aux retours que l’on obtiendra, au départ d’un tel projet, et les résultats réels que l’on obtient…
     Le fait est que je n’ai pas (pu) donner suite très longtemps à cette entreprise, me demandant à l’issue d’icelle si cette excentrique idée n’avait pas été tout bonnement hors-sujet : est-ce que les lieux d’exposition jouent vraiment leur cote en misant sur l’inconnu ? N’est-ce pas une illusion que de croire -dans un marché de l’art saturé et notoirement en crise- qu’il y a encore de la place pour une prise de risque, quand il est plus sûr de reposer son business-plan sur un carnet d’adresse entériné ?
     Conclusion : Il ne s’agit pas d’être original (doÔommage) il s’agit d’être commercial : Artiste Auteur, certes ! mais surtout : Actif Indépendant > ayez l’esprit d’un agent managérial, vendez-vous.
     
Bof.

     …Cependant, les retours de cette expérience n’ont pas été absolument nul et c’est avec surprise qu’en mai 2025 je recevais un mail de la galerie BosKop qui m’informait simplement de la réception de ma fameuse lettre et laissait envisager une possible invitation ultérieure…

Nous y sommes : J’aurai le grand plaisir en octobre du 02/10 (dès 19h) – date du vernissage, au 31/10 – date du finissage de joindre deux de mes œuvres à l’exposition collective
“NÉOFLESH — Mutation Zéro”.

Et n’est-ce pas que la présentation est alléchante ??! Je vous copie le court texte ici : 
“Corps hybrides, mutations organiques, transformations technologiques, chair contaminée ou en voie de réécriture : l’exposition explore les figures du corps qui échappe à lui-même, tel que la science-fiction et le body-horror les mettent en scène.
À travers ces figures de la mutation, l’exposition entend interroger nos rapports au corps, à la maladie, à la contagion et à la métamorphose, ainsi que les seuils que ces récits nous font franchir.”

Pile dans mes aises… Et les vôtres ?!