Maison d’édition qui aspire à tramer un dialogue entre les images et les mots.

Elle chapeaute dorénavant l’entité EpOx et BoTOx, et en conserve le positionnement relatif à la méthode d’impression et de fabrication des ouvrages (sérigraphiés de bout en bout, et façonnés à la mano).

L’urgence de revendiquer plus qu’un excentrisme ou une singularité graphique, d’être plus qu’une niche atypique et marginale devient pressante : EpOx et BoTOx ne disparaît pas, l’élément se fond au creux de La Main Qui Cale, sous la forme d’une collection qui garde son propre catalogue et accueillera d’autres futurs livres d’artistes à la parution plus sporadique que jusqu’en 2023. La Main Qui Cale, quant à elle, publiera toute autre forme d’ouvrage (de la revue annuelle ou biennale (suivant l’humeur) à la monographie) qui saura intriquer à ses images, la nouvelle, le pamphlet, le poème, l’essai, le cri – mais pas le dernier.

Le Marché des Abeilles : dimanche 29 novembre

Nov 7, 2026 | Événements, Non classé

     Je vous donne mes pensées telles quelles au moment même où je suis en train de mettre à jour ce site web (voir date de l’article) afin de vous annoncer ce petit événement en fin de mois, et alors que la France est pour le moins en proie à des secousses (euphémisme) politiques dont les enjeux me semblent à minima cruciaux.

     Je barbotais dans un dilemme qui prenait la forme d’une tétanie psychique, déchirée au cœur d’un même sentiment de responsabilités, sûre de devoir m’engager d’une manière ou d’une autre, incapable par contre de savoir de quelle manière.
     Inutile de se voiler la face la-dessus : prendre les armes et courir au front n’est clairement PAS ce que je suis, mais rester passive et impassible non-plus. Plus accoutumée à intellectualiser et théoriser, je me sens comme incongrue et hors de moi s’il s’agit d’aller courir après l’exploit sur le terrain.
De là un sentiment vague de superfluité et de vanité dans ma position défendue (au prix de grandes remises en question) d’user de l’art (au sens noble de “savoir-faire” et de “technique”) comme arme. En effet, arrivé.e.s à une telle situation de crise, ne serait-ce pas un peu comme user d’un lance-pierre contre un tank ???
     Sauf que l’ensemble de la problématique est bien plus complexe que la simple équation résumée : “action > réaction”.

     Si l’art peut avoir la valeur d’une action en tant que voix portée pour dénoncer ou prendre position, il produit aussi une Œuvre qui, elle, s’inscrit dans le temps : elle fait le lien entre l’avant, le pendant et l’après et nous inscrit dans un monde qui, certes, bouge, mais se meut sur des fondations stables.    
     Produire une œuvre assure le souvenir : celui que nous sommes humain.e.s, et que nous pensons. Qu’au cœur des combats et des tumultes, il est bon de pouvoir compter sur des prises fixes, qui nous rappellent qui nous sommes et pourquoi nous faisons ce que nous faisons.

      … Et c’est en réfléchissant au nom donné au marché de créateurs qui se tiendra le 29 novembre prochain à La Traboule (Carouge [proche Genève – Suisse] que je me suis dit que si nous avions bien tous un rôle à jouer, nous ne pouvions tous avoir le même rôle. Nous n’intervenons pas tous avec la même importance au même moment, ni de la même manière, ni aux mêmes niveaux.

► Marché des Abeilles
Dimanche 29 novembre – 11h/18h
La Traboule
Place du Rondeau 3
1227 Carouge