Maison d’édition qui aspire à tramer un dialogue entre les images et les mots.

Elle chapeaute dorénavant l’entité EpOx et BoTOx, et en conserve le positionnement relatif à la méthode d’impression et de fabrication des ouvrages (sérigraphiés de bout en bout, et façonnés à la mano).

L’urgence de revendiquer plus qu’un excentrisme ou une singularité graphique, d’être plus qu’une niche atypique et marginale devient pressante : EpOx et BoTOx ne disparaît pas, l’élément se fond au creux de La Main Qui Cale, sous la forme d’une collection qui garde son propre catalogue et accueillera d’autres futurs livres d’artistes à la parution plus sporadique que jusqu’en 2023. La Main Qui Cale, quant à elle, publiera toute autre forme d’ouvrage (de la revue annuelle ou biennale (suivant l’humeur) à la monographie) qui saura intriquer à ses images, la nouvelle, le pamphlet, le poème, l’essai, le cri – mais pas le dernier.

MANIFESTE de La Main Qui Cale

Oct 13, 2025 | Événements, Informations

En 2023 EpOx & BoTOx nous a paru être arrivé au bout de son discours, celui-ci étant resté plutôt fidèle à sa fougue juvénile d’une décade auparavant : 2013.

E&B avait donc omis de grandir et conservait de son époque une forme d’impertinence encore un peu acnéique. Son nom, faisant référence à la résine epoxy et à l’acide botulique, voulait exprimer cette idée d’assemblage, de collage et de chirurgie DIY, mais aurait très bien pu signifier aussi “de BriC et de BroC”.

Le désir d’éditer n’a jamais disparu, mais la portée politique des ouvrages E&B se bornait aux limites de sa portée esthétique, et un temps de réflexion était nécessaire afin de définir une nouvelle ligne éditoriale plus mature et cohérente à nos aspirations. Il ne s’agissait pas de tout bouleverser : le positionnement relatif à la méthode d’impression et de fabrication resterait la même : des ouvrages sérigraphiés de bout en bout, et façonnés à la mano (pour cela, le nouveau nom s’en porte garant).

Enrichies de centaines de lectures, ces dernières années ont souligné la lacune cruelle dont souffrait E&B : l’absence de texte, le manque de prise de parole. Et ce ne sera cependant pas à nous qu’il faudra apprendre qu’une image est un langage ! (certains disent qu’elle vaut même 1000 mots) mais, DIANTRE ! Ne sentez-vous pas l’odeur de soufre dans l’air de cette fin de quart de siècle ? Funeste augure qu’exhalent des haleines putrides aux relents suprémacistes, fascistes et ultralibéraux ?

L’urgence de revendiquer plus qu’un excentrisme ou une singularité graphique, d’être plus qu’une niche atypique et marginale, nous démange et nous presse, nous pousse hors de nos retranchements et de nos gonds au point d’avoir envie de s’ÉCRIER ! et d’ÉCRIRE. Et de forger avec des mots ce qui est en fusion dans nos images : la rage. 

EpOx et BoTOx ne disparaît pas, l’élément se fond au creux de La Main Qui Cale, sous la forme d’une collection qui garde son propre catalogue et accueillera d’autres futurs livres d’artistes à la parution plus sporadique que jusqu’en 2023. La Main Qui Cale, quant à elle, publiera toute autre forme d’ouvrage (de la revue annuelle ou biennale (suivant l’humeur) à la monographie) qui saura intriquer à ses images, la nouvelle, le pamphlet, le poème, l’essai, le cri – mais pas le dernier.