Aux antipodes géographiques et culturels de la précédente monstration en territoire nippon (galerie TWELVE @Tokyo – du 30/05 au 08/06), la nouvelle exhibition restera sur ses terres, pour peut-être mieux en ébranler le terroir… et permettre ainsi de savoir si les auvergnats n’ont de rude que la caractère, ou bien les nerfs aussi.
“MATKA”, en russe, signifie “Utérus”.
Une fascination grandissante pour la culture slave et son alphabet cyrillique a occupé les heures de loisir de l’année écoulée à l’apprentissage de cette langue curieuse. Hybridation augmentée de l’alphabet latin et du grec, certains de ses 33 signes – bien que ressemblant à s’y méprendre à nos lettres familières – ne se prononcent absolument pas comme leur homologue occidentale.
Mais cela ne concerne pas les lettres M, A, T et K. MATKA se prononce comme peut le lire un Ouest-Européen.
Vient alors de suite à l’esprit le mot MATrice.
La source, l’objet de départ, l’enceinte de conception.
Mais également ce milieu chaleureux, bienveillant et protecteur : maternel, où l’on aime se réfugier pour se ressourcer, où l’on naît, et où l’on peut renaître. Comme d’infinies petites poupées russes emboîtées : les Matriochka.
MATKA, c’est l’expression d’un espace de création sans entrave, sans préjugé, sans retenue, où se régénère l’être meurtri et où grandit l’être en devenir. C’est ce lieu subjectif que chaque esprit créatif connaît, pour s’y retrouver pleinement et laisser libre cours à son besoin d’expression.
“MATKA” est une exposition qui se tiendra à la Micro-Folie de Saint-Éloy-les-Mines (63700) – espace culturel et musée numérique – un dispositif porté par la Villette (Paris) sur le territoire et à l’international. Celle-ci sera visible sur les mois de juillet, août et septembre 2026 avec un vernissage le jour du lancement : JEUDI 02 JUILLET – dès 18h00, et un atelier avec le public deux semaines après
(vendredi 17 juillet – de 14h à 17h – sur réservation – à partir de 7 ans).